Création SASU avec Legalstart : guide complet, tarifs et avis
La création d’une SASU avec Legalstart est aujourd’hui l’une des options les plus populaires pour les entrepreneurs souhaitant immatriculer leur société par actions simplifiée unipersonnelle rapidement et à moindre coût. Mais entre les offres disponibles, les frais annexes et les démarches administratives, il n’est pas toujours simple de s’y retrouver. Ce guide analyse de manière objective le fonctionnement de ce service, ses avantages, ses limites et les éléments à prendre en compte avant de vous lancer.
Qu’est-ce que la SASU et pourquoi ce statut juridique ?
La SASU, ou Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle, est une forme juridique permettant à un entrepreneur unique de constituer une société avec une grande souplesse statutaire. Elle se distingue notamment par la limitation de la responsabilité de l’associé unique aux apports réalisés, ce qui protège le patrimoine personnel.
Par rapport à l’auto-entreprise, la SASU offre un cadre juridique plus structuré, une meilleure crédibilité auprès des partenaires financiers et une capacité à accueillir de futurs investisseurs. En contrepartie, elle implique des obligations comptables et sociales plus importantes. C’est pourquoi de nombreux porteurs de projet optent pour une plateforme en ligne afin de simplifier les démarches d’immatriculation.
Legalstart : qu’est-ce que c’est et comment ça fonctionne ?
Legalstart est une plateforme juridique en ligne fondée en France, spécialisée dans la création d’entreprises, la rédaction de documents juridiques et l’accompagnement des entrepreneurs dans leurs démarches administratives. Le service repose sur une logique de digitalisation complète du processus de création.
Concrètement, l’entrepreneur répond à un questionnaire en ligne détaillant son projet. La plateforme génère ensuite les statuts juridiques sur mesure, constitue le dossier d’immatriculation et le soumet au guichet unique des formalités d’entreprises. L’ensemble de la procédure est suivi depuis un espace client dédié, avec un accompagnement possible à chaque étape.
Les étapes de création d’une SASU avec Legalstart
Étape 1 : répondre au questionnaire en ligne
L’entrepreneur renseigne les informations essentielles à la constitution de la SASU : objet social, dénomination, siège social, capital social, identité du président, options fiscales retenues. Ce formulaire guidé permet d’éviter les oublis courants et structure automatiquement les clauses statutaires.
Étape 2 : génération et validation des documents
À partir des réponses fournies, Legalstart génère les statuts de la SASU, le procès-verbal de nomination du président et l’ensemble des pièces requises pour l’immatriculation. Ces documents peuvent être téléchargés, relus et validés par le créateur avant transmission. Une vérification juridique est incluse dans certaines offres.
Étape 3 : dépôt du capital social
Avant l’immatriculation, le créateur doit déposer le capital social auprès d’une banque ou d’un notaire. La SASU n’exige pas de capital minimum légal, même si un euro symbolique reste peu recommandé en pratique. L’attestation de dépôt est ensuite transmise à Legalstart pour compléter le dossier.
Étape 4 : immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés
Legalstart soumet le dossier complet au guichet unique de l’INPI, qui centralise désormais les formalités de création en France. À l’issue du traitement, l’entrepreneur reçoit son extrait Kbis, document officiel attestant de l’existence juridique de sa SASU. Pour comprendre comment consulter ce registre et les informations qui y figurent, notre analyse sur Infogreffe et ses services pour les entrepreneurs apporte des éclairages complémentaires utiles.
Les documents à fournir pour créer une SASU
Quelle que soit la plateforme choisie, un certain nombre de pièces justificatives restent obligatoires :
- Pièce d’identité en cours de validité du président
- Justificatif de domicile personnel du président (moins de 3 mois)
- Justificatif du siège social de la société (bail commercial, domiciliation, attestation d’hébergement)
- Attestation de dépôt de capital social
- Déclaration sur l’honneur de non-condamnation
- Formulaire M0 (généré automatiquement par la plateforme)
Legalstart guide l’entrepreneur dans la constitution de ces pièces et vérifie leur conformité avant transmission, ce qui limite les risques de rejet du dossier.
Quels sont les tarifs pratiqués par Legalstart pour créer une SASU ?
Les frais incompressibles liés à toute création de SASU
Indépendamment de la plateforme choisie, certains frais sont incontournables. Les frais d’immatriculation au Registre du Commerce représentent environ 37 à 40 euros. L’annonce légale de constitution de la société, obligatoire, coûte entre 180 et 220 euros selon le département de publication.
Les tarifs propres à Legalstart
Legalstart propose plusieurs formules dont une offre d’appel affichée à 0 euro (hors frais légaux obligatoires). Les formules intermédiaires et premium incluent la rédaction sur mesure des statuts, la vérification juridique, un accompagnement téléphonique et des services additionnels tels que la domiciliation ou l’ouverture d’un compte professionnel. Le coût global oscille généralement entre 200 et 500 euros en fonction de l’offre retenue et des frais légaux du département concerné.
Il convient donc de distinguer le tarif affiché par la plateforme des frais totaux réels, qui intègrent toujours les frais d’immatriculation et de publication d’annonce légale.
Les services annexes proposés par Legalstart
Au-delà de la création stricte de la SASU, Legalstart commercialise plusieurs prestations complémentaires :
- Domiciliation d’entreprise : pour les créateurs ne disposant pas d’un local commercial
- Compte professionnel : en partenariat avec des néo-banques, accessible directement depuis la plateforme
- Comptabilité en ligne : via des partenaires ou des outils intégrés
- Rédaction de contrats : CGV, statuts modifiés, contrats commerciaux
- Gestion des modifications statutaires : changement de siège, augmentation de capital, etc.
Ces services peuvent représenter un vrai gain de temps pour un entrepreneur qui souhaite centraliser sa gestion administrative. Ils doivent toutefois être évalués en termes de rapport qualité-prix par rapport à des alternatives spécialisées.
Avantages et inconvénients de passer par Legalstart pour créer sa SASU
Les avantages
- Rapidité : le dossier peut être constitué en quelques heures, contre plusieurs jours en démarche autonome
- Simplicité : le formulaire guidé limite les risques d’erreurs dans la rédaction des statuts
- Tarification transparente : les offres sont clairement détaillées sur le site
- Interface ergonomique : le suivi du dossier en temps réel rassure l’entrepreneur
- Services complémentaires : la plateforme permet de gérer plusieurs aspects administratifs depuis un espace unique
Les inconvénients et limites
- Statuts standardisés : malgré la personnalisation, les statuts générés restent moins fins qu’une rédaction réalisée par un avocat pour des cas complexes
- Accompagnement limité dans les formules d’entrée de gamme : la formule à 0 euro offre peu de suivi personnalisé
- Frais cachés potentiels : certains entrepreneurs ne distinguent pas bien le prix de la plateforme des frais légaux obligatoires
- Pas de conseil fiscal personnalisé : Legalstart ne se substitue pas à un expert-comptable pour les choix d’optimisation fiscale
Quel régime fiscal choisir pour sa SASU ?
La SASU est soumise par défaut à l’impôt sur les sociétés (IS). Il est cependant possible d’opter pour l’impôt sur le revenu (IR) pendant les cinq premières années d’activité, sous réserve de respecter certaines conditions. Ce choix a des incidences importantes sur la rémunération du président et sur la stratégie patrimoniale globale.
La rémunération du président de SASU est soumise au régime général de la Sécurité sociale, ce qui génère des cotisations sociales plus élevées qu’en EURL, mais ouvre droit à une protection sociale complète. Pour les entrepreneurs cherchant à optimiser leur fiscalité personnelle au-delà de la structure juridique, des dispositifs comme les meilleurs placements financiers adaptés à leur profil peuvent constituer un levier patrimonial complémentaire pertinent.
SASU et protection du patrimoine : ce qu’il faut retenir
L’un des atouts majeurs de la SASU réside dans la séparation entre le patrimoine personnel de l’associé unique et le patrimoine social de la société. En cas de difficultés financières de l’entreprise, les créanciers ne peuvent en principe se retourner que contre les actifs de la société, sauf faute de gestion caractérisée.
Cette protection est néanmoins relative. Les banques exigent fréquemment des cautions personnelles pour les financements accordés aux SASU jeunes ou non capitalisées. Par ailleurs, la structuration patrimoniale de l’entrepreneur ne s’arrête pas à la création de l’entité juridique : elle inclut la prévoyance, la retraite et l’optimisation fiscale à long terme. Pour approfondir ces aspects, notre analyse sur les stratégies d’investissement immobilier en LMNP illustre comment certains entrepreneurs diversifient leur patrimoine en parallèle de leur activité professionnelle.
Quand faut-il préférer Legalstart à d’autres options ?
Legalstart constitue une solution adaptée dans plusieurs situations :
- L’entrepreneur dispose d’un projet simple, sans associé et sans montage capitalistique complexe
- Le budget alloué aux formalités juridiques est limité
- Le délai d’immatriculation est un critère prioritaire
- L’activité ne nécessite pas de statuts très spécifiques (clauses d’agrément, pactes d’associés complexes)
En revanche, pour des projets impliquant des entrées au capital dès la création, des investisseurs, ou des clauses statutaires sur mesure, l’accompagnement d’un avocat spécialisé ou d’un notaire reste préférable, même si le coût est plus élevé.
Aides disponibles lors de la création d’une SASU
La création d’une SASU n’exclut pas le bénéfice de plusieurs dispositifs d’accompagnement financier :
- ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise) : exonération partielle de charges sociales pendant la première année d’activité, sous conditions de ressources
- ARE (Allocation de Retour à l’Emploi) : un demandeur d’emploi peut maintenir une partie de ses allocations chômage tout en créant sa SASU
- ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) : versement en capital d’une partie des droits ARE restants, en lieu et place du maintien mensuel
Ces dispositifs peuvent significativement réduire le risque financier des premières années d’activité. Il convient cependant de se renseigner auprès de France Travail pour vérifier les conditions d’éligibilité selon la situation personnelle.
FAQ : création SASU avec Legalstart
Puis-je créer une SASU seul avec Legalstart ?
Oui, la SASU est par définition une structure unipersonnelle. Un seul associé constitue et détient l’intégralité du capital social. Le président peut être cette même personne, ce qui est le cas le plus fréquent chez les entrepreneurs individuels optant pour ce statut.
Combien de temps faut-il pour créer une SASU via Legalstart ?
Les délais varient entre 5 et 15 jours ouvrés, en fonction de la réactivité du guichet unique de l’INPI et de la complétude du dossier transmis. La constitution du dossier sur la plateforme elle-même peut être finalisée en moins d’une journée.
Quel est le capital minimum requis pour une SASU ?
Légalement, il n’existe pas de capital minimum pour créer une SASU. Un euro symbolique est autorisé. En pratique, un capital de 1 000 à 5 000 euros est généralement recommandé pour crédibiliser la structure auprès des partenaires bancaires et commerciaux.
Un mineur peut-il créer une SASU via Legalstart ?
Un mineur émancipé peut créer une SASU et en être le président. En revanche, un mineur non émancipé ne peut pas accomplir seul ces actes juridiques : l’intervention de ses représentants légaux est obligatoire.
Est-il possible de rédiger soi-même les statuts de sa SASU ?
Oui, la loi ne l’interdit pas. Cependant, la rédaction des statuts est un exercice technique qui requiert une connaissance des dispositions applicables aux SAS. Une erreur dans les clauses statutaires peut avoir des conséquences juridiques et fiscales importantes. Les plateformes comme Legalstart permettent de sécuriser cette étape tout en réduisant les coûts par rapport à un avocat.
Conclusion : la création SASU avec Legalstart est-elle la bonne solution pour vous ?
La création d’une SASU avec Legalstart représente une option sérieuse et efficace pour les entrepreneurs souhaitant immatriculer leur structure rapidement, à coût maîtrisé, sans avoir à naviguer seuls dans les méandres administratifs. La plateforme simplifie réellement le processus, notamment pour les projets standards.
Toutefois, cette solution ne doit pas être perçue comme un substitut à un véritable accompagnement stratégique. Les choix fondamentaux — régime fiscal, rémunération du dirigeant, structure du capital, protection sociale — nécessitent une réflexion approfondie qui dépasse la seule formalité d’immatriculation. Faire appel à un expert-comptable ou à un conseiller en gestion de patrimoine dès la phase de création reste une décision judicieuse pour poser des bases solides à votre projet entrepreneurial.




